Pour les musiciens et les personnes qui le côtoient, l’Orchestre des Champs-Élysées est unique. Dès l’abord, on est frappé par un état d’esprit fait de passion pour le métier de musicien et de respect pour les collègues. La hiérarchie rigide des orchestres traditionnels y est inexistante et ce n’est pas la moindre de ses qualités : chacun se sent concerné par le résultat artistique, participe et peut apporter sa pierre à l’édifice. À la fois un et multiple, l’orchestre s’enrichit du contact des uns et des autres.
Difficilement saisissable, l’esprit qui anime l’orchestre tout entier résulte du brassage des personnes et des cultures : on compte plus de dix nationalités parmi les musiciens. Parler d’eux au singulier serait nier l’essence même de cet orchestre qui est un éloge de la diversité. Leur formation, leurs expériences reflètent cette diversité, ils ne sont pas issus d’un moule unique. Certains enseignent au conservatoire, les autres sont freelance (“intermittents” pour les français). Certains ont commencé l’aventure à l’époque de la redécouverte de la musique baroque, quelques autres ont débuté au sein d’un orchestre fixe comme musiciens permanents puis ont choisi l’indépendance et la liberté de choisir une production plutôt qu’une autre.
Mais qu’ils soient facteurs d’instruments, rats de bibliothèques, lecteurs assidus des traités d’organologie, musiciens de jazz ou passionnés de musique contemporaine, toutes ces individualités prônent une ouverture d’esprit dans l’approche de l’œuvre. Car au-delà de la diversité, il y a des goûts, des motivations, des intérêts communs : plaisir de la (re)découverte, enthousiasme et curiosité face à un répertoire, besoin de questionner l’œuvre, de remettre en cause les traditions relatives à l’interprétation et plaisir de jouer de la musique au sens propre, de façonner les sons. Tous ces défricheurs ont aussi pour but de rendre justice aux compositeurs, à leur part de vérité intime qu’un chef démiurge peut parfois éluder au profit de sa propre vision, mais que Philippe Herreweghe aime à faire surgir. L’Orchestre des Champs-Élysées apparaît ainsi comme un terrain fertile pour les idées, les expériences nouvelles, à mille lieues de la routine.

Violons I : Alessandro Moccia violon solo, Ilaria Cusano, Assim Delibegovic, Virginie Descharmes, Solenne Guilbert, Pascal Hotellier, Philippe Jegoux, Thérèse Kipfer, Corrado Lepore, Baptiste Lopez, Martin Reimann, Enrico Tedde, Sebastiaan Van Vucht, Marie Viaud
Violons II : Bénédicte Trotereau, Roberto Anedda, Marieke Bouche, Adrian Chamorro, Isabelle Claudet, Karine Crocquenoy, Jean- Marc Haddad, Marion Larigaudrie, Clara Lecarme, Corrado Masoni, Giorgio Oppo, Andreas Preuss, Nicole Tamestit
Altos : Jean-Philippe Vasseur, Agathe Blondel, Marie-Elsa Bretagne, Laurent Bruni, Maïlyss Cain, Brigitte Clément, Jean-Charles Ferreira, Laurent Gaspar, Delphine Grimbert, Lika Laloum, Luigi Moccia, Lucia Peralta, Catherine Puig, Wendy Ruymen, Silvia Simionescu, Benoit Weeger
Violoncelles : Ageet Zweistra, Michel Boulanger, Arnold Bretagne, Claire Giardelli, Vincent Malgrange, Hilary Metzger, Andrea Pettinau, Gesine Queyras, Harm Jan Schwitters, Hager Spaeter-Hanana
Contrebasses : Axel Bouchaux, Joseph Carver, Damien Guffroy, Michel Maldonado, Miriam Shalinsky, Christine Sticher, Massimo Tore

Flûtes : Mathias von Brenndorff, Amélie Michel, Laura Colucci, Jane Mitchell
Hautbois : Marcel Ponseele, Taka Kitazato
Clarinettes : Nicola Boud, Benjamin Dieltiens, Daniele Latini, Markus Springer
Bassons : Margreet Bongers, Julien Debordes, Jean-Louis Fiat, Philippe Miqueu
Cors : Luc Bergé, Rafaël Vosseler, Jean-Emmanuel Prou, Frank Clarysse, Christiane Vosseler, Mark De Merlier, Jeroen Billiet
Trompettes : Alain de Rudder, Leif Bengtsson, Steven Verhaert, Andreas Bengtsson, Guy Ferber
Trombones : Harry Ries, Charles Toet, Wim Becu, Guy Hanssen, Saman Maroofi
Tuba, ophicléïde, serpent : Marc Girardot
Timbales : Marie-Ange Petit, Peppie Wiersma
Percussions : François Garnier, Bernard Heulin, David Joignaux, Hervé Trovel
Harpe : Pascale Schmitt, Aurélie Saraf